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Aînés en perte d'autonomie

Accompagner un aîné atteint de troubles neurocognitifs au quotidien

Votre proche est atteint de troubles neurocognitifs et vous vous demandez comment l’accompagner de façon adéquate au quotidien ? Voici quelques conseils pour accomplir les bons gestes, selon ses capacités.

Accompagner dans la dignité et le respect

Votre proche est une personne à part entière qui a une histoire, une personnalité et des valeurs propres. En ce sens, il mérite qu’on s’occupe de lui dans le respect, la dignité et la bienveillance.

Il devrait pouvoir bénéficier de la meilleure qualité de vie et de soins possibles, adaptés à ses besoins, à ses habitudes et à ses désirs, et ce, peu importe l’évolution de la maladie.

Votre proche a également besoin d'être traité d’égal à égal et que votre relation soit basée sur le partage et la collaboration.

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Qualité de vie (Société Alzheimer du Canada)

Activités de la vie courante : les bons gestes à accomplir

En tant qu’aidant, vous constaterez sans doute que votre proche ressent des émotions et réagit à son environnement malgré la progression de la maladie et la perte de ses habiletés.

Un vêtement difficile à enfiler, un souvenir qui ne lui revient pas, une tâche qu’il n’arrive plus à accomplir sont autant de raisons qui pourraient susciter chez lui de la colère, de la déception ou de la peur.

En étant à l’écoute de ses désirs et conscient de ses capacités, vous pourriez réduire ses insécurités, ses frustrations et peut-être même calmer ses angoisses.

Pour ce faire, nous vous proposons de mettre en place quelques stratégies, au quotidien, qui vous aideront à rendre vos journées plus agréables à l’un comme à l’autre :

  • Adapter ses activités à ses capacités du moment,
  • S’en tenir à l’essentiel les jours où la coopération est plus difficile,
  • Établir une routine sécurisante et facile à suivre en tenant compte de ses habitudes d’avant la maladie,
  • Diviser les tâches en étapes simples.

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Comment interagir pour éviter les difficultés lors des activités quotidiennes (L’Appui)

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Prodiguer des soins au jour le jour (Société Alzheimer du Québec)

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Informations pratiques sur les soins pour les proches aidants de personnes âgées (Gouvernement du Nouveau-Brunswick)

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Le quotidien à domicile - Balado (L’Appui)

S’habiller n’est pas une activité aussi simple qu’on le croit, car elle comporte plusieurs étapes et demande plusieurs habiletés. En prévoyant du temps et des astuces pour faciliter l'habillage, vous favoriserez l’autonomie de votre proche.

Par exemple, vous pourriez lui proposer un choix limité de vêtements à porter ou réduire les options disponibles dans sa garde-robe. Vous pourriez aussi préparer l’ordre des vêtements qu’il doit enfiler ou encore choisir des vêtements faciles à porter.

Votre proche n’arrive plus à s’habiller seul ?

La clé est d’être doux dans vos gestes, encourageant et patient. Si vous voyez que votre aide lui permet de progresser, suivez le rythme. Si, toutefois, il semble résister, n’insistez pas.

Apprenez-en plus sur les étapes à suivre pour l’accompagner dans cette activité :

Habillage déshabillage
Source : Savoir Être Aidant

Il se peut que votre proche ait besoin de votre aide pour se brosser les dents ou faire sa toilette, à mesure que la maladie progresse.

Pour l’aider à conserver son hygiène dentaire, il existe plusieurs conseils bucco-dentaires, par exemple lui montrer étape par étape la marche à suivre, lui proposer une brosse à dents électrique s’il peut en tolérer le bruit et la sensation ou encore en discuter avec un dentiste pour obtenir des astuces supplémentaires.

Pour ce qui est de la toilette, gardez en tête que prendre son bain est une activité intime qui devrait permettre à toute personne de se détendre et de relaxer.

Si l’environnement du bain n’est pas adéquat, cette activité pourrait toutefois créer de l’inquiétude et de la tension chez votre proche.

L’important est donc de s’assurer que vous avez bien éliminé tous les enjeux potentiels. Pour ce faire, vous pourriez vous poser les questions suivantes :

  • Quelles sont les habitudes de votre proche et sont-elles respectées ?
  • A-t-il une peur qui peut s’expliquer ? Par exemple, a-t-il de la difficulté à repérer la profondeur du bain ? A-t-il peur de glisser, d’entrer dans le bain ou d'en sortir ?
  • A-t-il perdu toute envie de se laver ou de prendre soin de lui ?

Vous vous demandez comment faciliter l'heure du bain ? L’idée est de rendre cette expérience, dans la mesure du possible, agréable, non pressante et réconfortante en conservant une routine stable et sécurisante.

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Le bain (Société Alzheimer du Canada)

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Les soins bucco-dentaires (Société Alzheimer du Canada)

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L'aide aux toilettes et l'incontinence (Société Alzheimer du Canada)

Entrer et sortir du bain
Source : L'Appui

L’heure des repas peut être une source de frustration et d’incompréhension à bien des égards lorsqu’on s’occupe d’une personne atteinte d’un trouble neurocognitif.

Votre proche vous dérange lorsque vous préparez le repas, refuse de manger ou semble confus devant son plat ?

Pour mieux vous aider à appréhender cette activité de la journée, référez-vous aux conseils à appliquer en fonction du stade de la maladie.

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Le temps des repas (Société Alzheimer du Canada)

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Les repas  (Société Alzheimer du Canada)

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L'alimentation chez les aînés (Recettes du Québec)

Votre proche souhaite participer à la préparation des repas ?

Faire participer votre proche à la préparation des repas vous permettra de l’occuper et de lui donner confiance en ses capacités.

Il suffit de :

  • Présenter une à deux consignes à la fois, simples et précises,
  • Diminuer ses attentes et ses exigences,
  • S’adapter à ses capacités du moment,
  • Encourager sa collaboration et le féliciter pour son travail.

INTERAGIR - Difficultés avec les consignes
Source : L'Appui

Votre proche est partiellement autonome dans une cuisine ?

Pour faciliter son autonomie dans la cuisine, vous pourriez mettre en place quelques astuces. Par exemple :

  • Privilégier des aliments faciles à préparer,
  • Indiquer à l'aide de mémos les instructions pour l'utilisation de certains appareils et des rappels pour éteindre les appareils chauffants,
  • Mettre en évidence les ustensiles qui pourraient être utiles à la cuisson ou à la préparation des aliments,
  • Placer des petits mots à des endroits stratégiques dans la maison ou dans son téléphone pour lui rappeler de manger,
  • Avoir recours à des services de livraison et des services de traiteur tels que la Popote roulante. Si votre proche habite seul, vous pouvez également faire une demande pour qu'un intervenant du CLSC passe à quelques reprises au cours de la semaine pour vérifier que votre proche s’alimente bien, qu’il a suffisamment d’aliments dans son réfrigérateur et que ceux-ci ne sont pas périmés.

Votre proche manque d’appétit ou a perdu tout intérêt pour se nourrir ?

Il se peut que manger trois repas par jour à heures fixes ne soit pas idéal pour votre proche. Suivez son rythme et optez plutôt pour des petites portions ou des collations nutritives à manger plusieurs fois dans la journée.

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Suivre un régime alimentaire sain  (Société Alzheimer du Canada)

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Guide alimentaire canadien  (Gouvernement du Canada)

Votre proche a besoin d’aide pour s’alimenter ?

Assurez-vous d'avoir un bon contact visuel avec votre proche lorsque vous le nourrissez et, surtout, allez à son rythme afin d’éviter qu’il ne refuse de manger.

S’il détourne son attention, attendez qu'il revienne vers vous avant de lui offrir une nouvelle bouchée ou ramenez doucement son attention vers vous et continuez le repas. Cela aidera à obtenir sa coopération.

Votre proche ne reconnaît plus les ustensiles ?

Vous pourriez opter pour des bouchées qui se mangent facilement avec les mains : omelette-muffin, sandwich, trempette et crudités, fromage et craquelins, repas chaud servi sur un petit pain, etc.

Votre proche refuse de boire ou de manger à cause de son incontinence ?

Il se pourrait que votre proche ait de la difficulté à retenir sa vessie. S’il craint de s’échapper, il évitera peut-être de boire de l’eau et risquera de se déshydrater. Cela pourrait être la même chose pour l’incontinence fécale. Dans un cas comme dans l’autre, il serait bon de consulter un médecin pour obtenir un avis sur les options qui s’offrent à vous.

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Les aînés et le vieillissement - Incontinence (Gouvernement du Canada)

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L'incontinence urinaire chez la personne aînée - Exercices et traitements (CHU de Montréal)

 

Prendre la bonne dose de médicaments, à la bonne fréquence, au bon moment et de la bonne façon peut être très difficile pour une personne atteinte de troubles neurocognitifs, ce qui peut entraîner des conséquences sur sa santé.

Pensez à rassembler tous les médicaments au même endroit et à en garder une liste à jour. Soyez attentifs aux effets secondaires des médicaments et informez le pharmacien au moindre changement de l’état de santé de votre proche.

Vous pourriez également ajouter des rappels dans votre téléphone ou des mémos dans votre agenda pour faire des vérifications ponctuelles du pilulier de votre proche.

N’hésitez pas à demander de l’aide à votre pharmacien

Le pharmacien est disponible pour répondre à vos questions, mais aussi pour vous aider à faciliter la prise de médicaments de votre proche. Par exemple, vous pouvez lui demander de préparer ses médicaments dans un pilulier, qu’il imprime les étiquettes en gros caractère ou encore qu’il décapsule les médicaments à l’avance.

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Simplifier la prise de médicaments (L'Appui)

Votre proche n'aura peut-être pas la capacité d'entretenir sa résidence comme autrefois mais, avec un peu d'aide, il peut être possible de l'encourager à accomplir certaines tâches par lui-même. Par exemple :

  • Essuyer la vaisselle,
  • Épousseter,
  • Arroser les plantes ou jardiner,
  • Aller chercher le journal ou le courrier.

Se tenir debout, marcher, réagir rapidement, bien percevoir son environnement sont autant de capacités qui peuvent se détériorer au fur et à mesure que progressent les troubles neurocognitifs.

Au fil du temps, vous constaterez peut-être que votre proche a besoin d’assistance pour :

  • Marcher,
  • S’asseoir sur une chaise ou un fauteuil et se relever,
  • Se lever de son lit,
  • Entrer dans le bain ou en sortir,
  • Se relever du sol après une chute,
  • Entrer dans un véhicule ou en sortir.

Pensez à bien sécuriser l'environnement de votre proche afin d’éviter qu’il ne se blesse. Vous pourriez également apprendre une série de mouvements sécuritaires et de techniques pour prolonger son autonomie afin de l’assister dans ses déplacements.

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Assister mon proche dans ses déplacements (L'Appui)

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Aider une personne atteinte d’un trouble neurocognitif à se déplacer en toute sécurité, en voiture, à pied et par d’autres moyens (Société Alzheimer du Canada)

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Sécuriser votre environnement (Société Alzheimer du Canada)

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Aides techniques pour prolonger l'autonomie (L'Appui)

 

Votre proche conduit ?

Sous certaines conditions, une personne au premier stade des troubles neurocognitifs peut continuer à conduire pendant un certain moment, mais il faudra qu’elle soit évaluée régulièrement par les personnes de son entourage, un professionnel de la santé, un médecin ou un ergothérapeute.

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La conduite et les troubles neurocognitifs (Société Alzheimer du Canada)

En apprendre plusPourquoi une évaluation médicale ? (Gouvernement du Québec)

Pratiquer des activités variées permet de stimuler les fonctions cognitives et, par la même occasion, de vous divertir tous les deux. Par exemple, vous pourriez jouer à des jeux de société, à des jeux de mémoire en ligne, regarder des albums de photos, lire un livre ensemble, etc.

Il suffit de trouver des activités adaptées au rythme, au goût et aux capacités de votre proche.

L’exercice physique peut également avoir plusieurs bienfaits sur la santé de votre proche comme prévenir les chutes, améliorer son sommeil, augmenter son appétit ou encore avoir une meilleure estime de soi.

Pour pouvoir accompagner son proche dans la pratique d’une activité physique, assurez-vous toutefois qu’il puisse accomplir les exercices de façon sécuritaire en suivant quelques conseils pratiques pour être actif.

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Activités physiques pour les aînés (Gouvernement du Québec)

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Conseils pratiques pour les aînés (65 ans et plus) (Gouvernement du Canada)

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Des programmes sur mesure (Move 50+)

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Jeux (Bel Âge)

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Trouver des activités adaptées (Société Alzheimer du Canada)

Les troubles neurocognitifs peuvent avoir des répercussions importantes sur le cycle normal du sommeil.

Votre proche pourrait avoir du mal à trouver le sommeil la nuit ou à se rendormir. Il pourrait prendre l’habitude de dormir le jour ou encore avoir de grandes périodes d’agitation l’après-midi, ce qu’on appelle le « syndrome crépusculaire ».

Pour favoriser des cycles éveil-sommeil stables, assurez-vous de maintenir un éclairage adéquat lors des périodes d’éveil. Par exemple, évitez de maintenir les rideaux fermés toute la journée et allumez les lampes en soirée.

Voici quelques éléments à surveiller pour assurer le meilleur confort possible de votre proche lorsque le sommeil devient un problème :

  • Confort de la chambre (température agréable, faible luminosité, confort du lit, etc.),
  • Routine stable avec horaire fixe, repas léger en soirée,
  • Informations sur la médication et ses effets (certains médicaments peuvent empêcher de dormir),
  • Exercice physique et bonne alimentation (éviter alcool, caféine et nicotine).

Si la situation vous inquiète ou semble s’aggraver, n’hésitez pas à consulter un médecin afin d’évaluer la situation.

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Le sommeil (Société Alzheimer du Canada)

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Lorsque le sommeil devient un problème : conseils et stratégies pour les personnes atteintes de troubles cognitifs et leurs aidants  (Société Alzheimer du Canada)

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L'hygiène du sommeil (Université d’Ottawa)

De l'importance d'établir une routine

Au fil de ses journées, votre proche pourrait vivre des moments de lucidité entrecoupés de moments de confusion. Il pourrait également oublier certains rendez-vous, ressentir de l’anxiété par rapport à certaines activités, etc.

Définir des routines et des rappels pourra donc aider votre proche à :

  • Réduire son anxiété,
  • Savoir à quoi s’attendre,
  • Augmenter son autonomie,
  • Favoriser une meilleure relation de confiance envers vous,
  • Structurer ses journées et éviter d’oublier des rendez-vous ou la prise de médicaments.

Pour ce faire, vous pouvez utiliser des stratégies quotidiennes, par exemple :

  • Suivre la routine à laquelle votre proche a été habitué,
  • Respecter l’ordre dans lequel il aime entreprendre ses tâches ou ses activités (cela le sécurisera),
  • Utiliser des aide-mémoire et des astuces pour effectuer des rappels tels que des mots écrits et des étiquettes ou encore des images s’il a de la difficulté à lire,
  • Utiliser une alarme qui permet des rappels,
  • Séparer une tâche en plusieurs étapes.

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Définir des routines et des rappels (Société Alzheimer du Canada)

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Routines et rappels utiles (Société Alzheimer du Canada)

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Conseils et astuces pour la mémoire (Société Alzheimer du Canada)

Témoignages

Accompagner une personne vivant avec un trouble neurocognitif
Source : Au fil du temps (Ordre des psychologues du Québec)

Mise en garde

L’information présentée sur cette page ne constitue pas un avis ou un conseil juridique. Nous vous indiquons ce que dit la loi au Québec de manière générale. Pour obtenir un avis ou un conseil juridique concernant votre situation personnelle, consultez un avocat ou un notaire.